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  • : Blog créé pour garder une trace des évolutions de mon poids (de préférence vers l'allègement), ce blog est devenu une sorte de journal de forme, point de départ de communication avec d'autres blogs s'intéressant aux mêmes choses.
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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 08:42
Si quelqu'un détestait la natation, c'était bien moi.

J'ai des souvenirs épouvantables de ces migrations scolaires vers une piscine à l'air surchauffé et nauséabond (désolée, mais pour moi, le chlore, c'est du propre qui ne sent pas bon), la promiscuité dans les vestiaires, ce bonnet de bain qui tire les cheveux, le professeur qui crie des consignes dans une atmosphère bruyante à vous donner envie de poser la planche et de tous les planter là. Cette sensation d'être trempée, et en plus de mourir de chaud, comme si je me baignais dans ma propre sueur, et ce retour avec les cheveux à moitié séchés sous un bonnet de bonne laine, glamouuuuur ! Ce ne sont pas les cours de natation de mon fils (fort bon nageur, lui) qui m'ont fait changer d'avis.

Certes, je nage dans une piscine environnée de verdure, de fleurs de grenadiers et de palmiers dans un calme absolu, c'est l'été, et le thermostat est parfait : un bon chaud sec, et une température d'eau clémente.
Mais je crois que ce qui a changé la donne, c'est la distance parcourue : je suis bien sûre qu'à l'époque, pendant un cours d'une heure, je ne nageais pas mille mètres. Or j'ai remarqué que ce qu'on déteste, il suffit de le faire à haute dose pour l'aimer (les maths et le latin deviennent un besoin à partir de 9 heures par semaine) : on y prend de l'aisance, on est obligé -survie oblige- de lui trouver un agrément et ce dernier se révèle réel, tout à fait fondé !
A force de faire des longueurs, j'ai forcément perfectionné mon style - je n'ai que ça à faire pendant que je nage -, j'ai placé mon souffle, rectifié des mouvements erronés, j'ai repéré à partir de quel moment ça devient facile, j'apprécie de voir que les dizaines de mètres défilent si facilement que je crois m'être trompée dans mes comptes (eh non ! ).
C'est de la satisfaction narcissique à l'état pur. Et je ne vous parle pas de la bonne conscience !

Et puis, il faut bien le dire, si j'avais dû me remettre en forme par mes sports préférés (roller, tennis, badminton, sports co', ou même fitness), ma corpulence m'aurait fait arrêter au bout de 20 mn, dans un état de décomposition avancée. Seule la natation, où je suis toute légère et où mes pauvres articulations ne souffrent pas des chocs auxquels l'attraction terrestre les soumet, pouvait me permettre des efforts sur longue distance.

Allez, je dis pourquoi j'ai éprouvé le besoin d'écrire tout ça : samedi 15 août, pour me relever de ma serviette où je séchais, au lieu de me rouler sur le côté comme une grosse boule, je me suis mise en position de pompe et hop, j'étais debout. Ça fait des années que j'en étais incapable !... J'ai rajeuni de cinq ans !

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Published by Cicciotella - dans journal intime
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commentaires

Desny 22/08/2009 23:05

Plus jeune, je n'aimais pas nager.J'ai eu un premier déclic en participant avec ma famille aux "24H de natation" de ma ville. Je me suis ainsi retrouvé à nager à 3H du matin, sous le ciel étoilé. C'était une expérience que j'ai adorée (j'ai d'ailleurs recommencé 2-3 fois les années suivantes).Mais j'ai ensuite arrêté.Il y a quelques années, j'ai préféré arrêter de courir le dimanche matin, à cause de douleurs aux genoux. J'ai donc essayé la piscine. Au début, c'était difficile de se motiver. J'étais encore à moitié endormi en arrivant dans le bassin (j'habitais à 5 minutes de la piscine).Mais j'ai rapidement pris goût aux différentes sensations : glisser dans l'eau, les gestes mêmes... Et cela m'a fait du bien (notamment au dos).J'aime beaucoup nager le dos crawlé ; mais bon, ce n'est pas toujours évident quand il y a du monde ;dans ce cas, je fais de la brasse (par contre, le crawl, je n'en fait presque jamais).Bon courage et fais-toi bien plaisir :)

Cicciotella 23/08/2009 00:30


Merci de cette belle expérience. Ah, sous le ciel étoilé, ce n'est vraiment pas mal non plus !


capucine 18/08/2009 22:09

J'adore aussi faire des longueurs, et ça ne m'ennuie jamais, ...même dans une piscine parisienne tout à fait banale (évidemment, ta piscine dans la verdure fait envie!), ... Et tu vois, tu commences à devenir accro! Alors, surtout, continue! Bisous!

Cicciotella 18/08/2009 23:31


Non, c'est vrai, ça n'est pas si ennuyeux : je commence à comprendre les quelques marathoniens que j'ai dans mon entourage. L'effort physique est une compagnie qui vaut quelques autres activités
plus intellectuelles.


Estelle 18/08/2009 21:21

Pour moi c'est la même chose avec la marche, je râle avant, mais après je suis super contente de l'avoir fait !!!GROS BISOUS

Cicciotella 18/08/2009 23:32


C'est vrai ! on se demande toujours pourquoi on s'impose pas, et après (et même pendant), quel plaisir !


patrick 18/08/2009 20:14

C'est aussi pour ces raisons "d'apesanteur" que l'on fait faire des exercices aquatiques aux femmes enceintes. Les efforts sont plus faciles avec leur corpulence (provisoirement) rondouilette.J'adore ton dessin... belle marque d'humour!patrickps: je t'admire parceque moi, je n'aime pas l'eau et je nage à peu près comme une clef à molette...

Cicciotella 18/08/2009 23:35


Je nage très mal aussi (d'autant plus qu'en ce moment, je me trimballe une otite, alors la brasse émergée et le crawl avec la tête comme un périscope... vous comprendrez que lorsque je parle
d'amélioration de mon style, il faut prendre ça avec des bémols !) . Mais c'est le plaisir d'être dans l'eau et de s'y
mouvoir en toute quiétude.
J'adore Obélix ; d'ailleurs, ni lui ni moi ne sommes gros, nous sommes juste un peu enveloppés...