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  • : Blog créé pour garder une trace des évolutions de mon poids (de préférence vers l'allègement), ce blog est devenu une sorte de journal de forme, point de départ de communication avec d'autres blogs s'intéressant aux mêmes choses.
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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 16:25

C'est un problème récurrent, quand j'étais obèse (j'adore le dire à l'imparfait, même si je ne suis qu'à 4 kg de l'obésité ! que celles qui ne vont pas faire pipi avant de se peser le matin, pour optimiser leurs résultats, me jettent le premier chou à la crème ).

Mais c'est encore pire depuis que je mincis.


http://www.jailu.com/docs/Albums/12618/9782290048450_cm.jpg
En fait, je me demande si on n'a pas un problème d'image corporelle à partir du moment où le poids bouge, vers le haut, vers le bas, et qu'on ne sait plus où on en est.

En septembre, je me sentais grosse et je ne supportais pas le regard sur moi. Là, très bêtement, je me sens mince, et c'est le regard des autres qui me rappelle que je ne suis pas rendue.

Si je ne me regarde pas, j'ai l'impression que mon schéma corporel se rapproche de mon ressenti de l'époque où je faisais 76 kg. En réalité, j'en fais dix de plus et il a bien fallu que je les cale quelque part !... Donc ça n'est pas parce que j'ai un ressenti de simple boulotte que je n'ai pas une apparence de grosse.


Je ressens ce décalage notamment avec les personnes avec lesquels je fais du sport, randonnée, badminton. Celles qui ne me connaissaient pas il y a huit mois restent réservées, doutent ouvertement que je puisse faire telle ou telle chose, les autres s'extasiant bruyamment sur mes progrès.

Du coup, quand j'ondule dans des leggings de sport, je dois être la seule à me croire élancée. Un peu pathétique.


Ce qui ne m'aide pas à sortir de cette schizophrénie, c'est que le poids que je faisais ce matin n'a pas l'air d'annoncer un progrès pour demain, même si les contours restent charitables.

 

Un endroit accepte de se tonifier à vue d'oeil et de manière objective : mes bras. Encore un petit effort, et pas de bâclage des exercices biceps-triceps sur Direct 8, du jardinage chaque semaine (j'ai les bras qui tremblent encore de celui de tout à l'heure), et je devrais être presque normale cet été en T-shirt évasé...

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Published by Cicciotella - dans journal intime
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commentaires

Giuliabella 27/04/2010 10:22



ah la la, vaste sujet... chez moi, l'effet est tout à fait inverse. Je me sens mince alors que je suis en obésité morbide. Je me sens bien dans ma peau, je plais, alors que j'ai de la graisse de
partout. Cherchez l'erreur... pourquoi perdre du poids me demanderas tu alors ? ce poids, je veux le perdre pour éviter de stresser au moindre signe négatif de mon corps, pour pouvoir me mouvoir
sans être devenue rouge et sifflante, pour m'habiller comme ma nouvelle féminité souhaiterait le faire...



Cicciotella 27/04/2010 13:23



C'est vrai que pouvoir compter sur son corps, son souffle, son endurance quand, parfois, il le faut, c'est tellement plus... confortable !


Je suis ravie de lire "ma nouvelle féminité" ! Cela doit avoir quelque chose avec le bien-être que tu décris.



nicolas 25/04/2010 18:49



Merci beaucoup je vais aller lire votre commentaire de ce pas.


Bonne fin de journée


Nicolas



Nicolas 25/04/2010 00:09



 


Hello,


Je vous rend visite afin de savoir ce que vous pensez de deux créations sur des sports de glace:


http://www.nicolaslizier.com/article-creation-nicolas-hockey-sur-glace-47722800.html


http://www.nicolaslizier.com/article-creation-j-o-vancouver---lindsey-vonn-45689047.html






Bonne journée et merci de votre avis sur ces deux réalisations


Nicolas


Graphiste



Cicciotella 25/04/2010 11:56



Je suis venue voir et j'ai fait un commentaire élogieux.


En revanche, ma profession ne m'amènera pas à pouvoir t'engager comme graphiste, mais je te souhaite bonne réussite.



stéphanie 24/04/2010 22:09



Oui, c'était le sens de mon "c'est dangereux". Je n'ai pas assez developpé (un peu fatiguée), mais il y avait bien cette idée que cette fausse image mentale contribue à l'aggravation des choses.
Une sorte de laisser aller. C'est insidieux et ça se fait petit à petit et puis quand on prend conscience de l'image réelle, c'est un choc. Salutaire me concernant, parce que ça m'incite à
arrêter le laisser aller, mais ça ne change rien au fait que je ne hais pas mon image. Ce que je hais c'est ce que je fais subir à mon corps et les douleurs qu'il me rend pour se venger (satané
corps :-) ).


Ceci dit, tu as raison je pense, si je ne hais plus mon reflet, c'est probablement parce qu'il est en accord avec ce que je ressens de moi à l'intérieur, le monstre est visible.... Ne t'inquiète
pas, ça ne va rien faire de mal à mon moral, d'abord parce que j'en ai conscience et ensuite parce qu'il est déjà trop bas pour pouvoir baisser encore, heureusement, les bras, je ne les baisse
pas pour autant, mais je refuse catégoriquement de les montrer!!! :-)


 



Cicciotella 25/04/2010 12:02



Tu as bien raison de ne pas haïr ton image, mais c'est certain que si cette image est la résultante d'une destruction méthodique et non pas un but voulu et aimé sincèrement, il ne faut plus
continuer dans ce sens.


J'aime beaucoup le jeu de mots avec "les bras" baissés/montrés...
Tu sais, comme j'ai presque toujours eu des problèmes avec la zone ventre, et les cuisses, puis les hanches, j'ai toujours focalisé dessus. Et j'ai eu très mal, en devenant obèse, de découvrir
que d'autres trucs pouvaient se détruire... Les bras, par exemple. Je m'attendais à tout sauf à ce qu'ils soient également gros. C'est pourquoi je jubile actuellement de voir que, tout en
restant, hélas, proportionnés au reste de mon corps, la cellulite n'y est plus aussi apparente, voire plus du tout, et qu'ils se sont raffermis (entre la natation d'il y a quelques mois et le
badminton et la gym actuelle...). Je te souhaite prochainement le même plaisir, toi qui es danseuse et encore souple, tu as le sens de la discipline et auras encore plus vite des résultats ! Gros
bisous, Stéphanie



stéphanie 24/04/2010 21:19



Ton presque normale me fais mal… je ne sais pas si c’était écrit en toute conscience ou sans y penser mais j’y vois l’idée que tu ne te sens pas normale.


Du coup, le thème du jour étant sur l’image mentale que l’on a de soi, je me demande si ton image profonde est si positive que ça sur toi (pardon si je pose une question qui te gêne, n’hésite pas
à modérer mon commentaire J ).


Sinon, je te rejoins sur l’écart entre la réalité et le regard des autres et le sien. Me concernant, j’ai beau me regarder, je ne me trouve pas plus volumineuse que quand je faisais une quinzaine
de kilos de moins (il y a un peu plus d’un an). Pourtant, mes vêtements sont là comme preuve. La balance ne ment pas. Et l’aggravation des difficultés physiques non plus.


Mais j’ai moins de mal avec mon image.


C’est peut-être à creuser ça, quand j’étais plus mince mais que je ne supportais pas mon image, mon corps, je me trouvais énorme et maintenant que je ne hais plus ce corps et mon reflet, je ne me
trouve pas si grosse que ça alors que la courbe du poids est inverse.


Ce qui est dangereux, parce que c’est en partie pour ça que je ne me suis pas vue grossir et que j’ai sans doute autant et aussi vite pris.


Alors je ne sais pas si le problème d’image corporelle vient du changement de poids ou de l’état d’esprit.



Cicciotella 24/04/2010 21:55



Mon "presque normale" est très maladroit. D'abord, je n'adore pas tant que ça la "norme", sacro-sainte pour tant de monde. En plus, la plupart du temps, je n'aime pas les gens qui sont comme tout
le monde. La plupart des hommes qui m'ont séduite étaient "différents".


Par "normale", je crois que je voulais dire : "qui n'attirera pas l'attention".


Ce n'est pas pour autant que j'ai une image positive de moi, comme mon commentaire à ton dernier billet te l'a peut-être déjà dit. Je ne me suis aimée physiquement que jusqu'à l'âge de 11 ans 1/2
et je t'épargne le couplet sur mon insatisfaction morale et intellectuelle.


Je ne voudrais pas entraîner ton moral vers les profondeurs de mon proverbial pessimisme, mais je ne sais pas si c'est si bien que ça que nous nous ne nous sentions "pas si grosses" en l'étant,
alors que nous étions mal en étant plus minces.
C'est peut-être le signe... (je me dégonfle au moment de l'écrire... allez, je tente) qu'on se déteste tellement, qu'on n'arrête de se dénigrer que lorsqu'on s'est tellement déformée, détournée
du physique qu'on devrait avoir, que notre moi intérieur, notre pire ennemi, nous lâche enfin, satisfait : il nous a fait tout le mal possible.
A un stade où rien de pire ne peut nous arriver (à part continuer comme ça, mais on a atteint le point de non-retour qu'on se fixe toutes) et c'est alors comme si on trouvait la paix. La sécurité
dans la fin de l'espoir de pouvoir aller bien (même si le bonheur est possible même pour une femme de 150 kg, mais si notre moi intérieur ne le croit pas, alors c'est tout comme).