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  • : Blog créé pour garder une trace des évolutions de mon poids (de préférence vers l'allègement), ce blog est devenu une sorte de journal de forme, point de départ de communication avec d'autres blogs s'intéressant aux mêmes choses.
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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 20:28

Hier, revenant de mes douze heures de boulot, je me sentais mal. Toute gonflée de partout.

Reflet dans la glace : la cellulite m'a poussé sur les bras en une semaine ou quoi ?!

Je vais aux toilettes ! Retour de mon cycle... Temps d'arrêt : heu, déjà ? je ne viens pas de les avoir ?

Non, "venir de les avoir" n'est pas l'expression. Mais disons que ce n'est que le 21 ème jour de mon cycle...

Et que ça fait plusieurs mois que mes cycles se raccourcissent.

Après, je m'étonne d'être anémiée ?


Je me regarde encore dans la glace. Pas terrible. La peau se distend énormément, et j'ai mis ça sur le compte de l'amaigrissement, mais ça fait six mois que je stabilise "bien malgré moi"... la peau avait le temps de "suivre". J'ai un mauvais pressentiment, je fais une recherche sur le net.


Bingo, tous les autres symptômes correspondent.


Je suis donc en pré-ménopause. Je viens de fêter mes 40 ans. Sympa, la vie.

Je me sens comme quelqu'un qui aurait été invité à une fête, qui aurait réussi par miracle à attraper quelques canapés qu'on leur aurait fait passer, parce qu'ils n'arrivaient pas à approcher le buffet, tandis que d'autres culottés se goinfraient sans laisser leur place, et qu'au bout de quelques heures, quand les autres, enfin repus s'éloignent, les serveurs, désolés, font signe que c'est l'heure, pour eux, de remballer.

Je ne saurai jamais ce que c'est que d'avoir une silhouette mince ET féminine en pantalon.

Je n'arriverai plus à mincir. Il fallait l'être avant qu'elle me tombe dessus. Même les minces, elles suent sang et eau, à la ménopause, pour perdre un ou deux petits centimètres.

Je n'ai même plus envie de rencontrer un homme : il y avait déjà beaucoup de passif à faire admettre (la peau, la cellulite...), alors là, c'est un truc d'un calibre trop énorme. Les psy disent que les hommes quittent leurs femmes à leur ménopause, parce que ça leur fait peur.

 

Je ne veux pas non plus trop en faire : je me découvre des symptômes de pré-ménopause, d'autres, en ce moment, se trouvent des nodules dans le sein (bah, c'est pas dit que je n'aie pas ça bientôt : j'ai l'art d'"attraper" tout ce que je crains le plus au monde et que je crois réservé aux autres et impossible pour moi), reçoivent des analyses inquiétantes, etc.

Ce n'est rien, ce que j'ai, à côté. Tout le monde l'a.

Ouais, mais pas à 40 ans. Ou alors vous avez fumé comme des pompiers toute votre jeunesse. Moi, même pas ! En me laissant pousser le gras cinq ans, je n'étais pas censée avancer le décès de mes ovaires. Et dans la famille, on ménopause très tard.

 

Faut toujours que j'aie de préférence ce que je crains le plus ET que je crois ne pas pouvoir m'arriver !

Des années que je me bats contre le trop facile "j'ai pas de chance", que mon entourage me souffle comme excuse, depuis tant d'années. "Oh, la pauvre Cicciotella, vraiment, elle n'a pas de chance". C'est irresponsable. Mais là, j'ai passé la nuit à faire mon examen de conscience, voir en quoi j'ai mérité toutes les saloperies qui m'arrivent, qui m'arrivent depuis que j'ai mes règles (parce qu'avant, ça allait très bien, merci). En quoi j'en serais responsable. En quoi ça ne serait ni chance, ni malchance. En quoi j'aurais bousillé des chances et en quoi j'aurais fait de mauvais choix sans réfléchir.

EH BIEN RIEN, DE RIEN ! C'est de l'authentique malchance.

Même ce qui ressemblait à des chances, ont réussi à tourner au vinaigre à long terme ! Les amours, évidemment, mais aussi les examens, les concours, les contrats... J'ai tout foiré. De mon jumeau ou de moi, celle qui devait crever, c'était moi. Ou alors on devait mourir ensemble. Deux beaux petits avortons bien ratés. A la poubelle.

 

Pas trop déprimées à me lire ? Je me demande pourquoi j'écris ça ici. C'est pas intéressant, hein, y'a pas de rose, pas de quoi dire hop, hop, hop, oh, Cicciotella, bravo, tu es beaucoup plus combative et optimiste, c'est bien. Oh, deux kilos de moins, Oh, bravo !


Vous savez quoi, j'm'en fous, de vous déprimer. En même temps, ce n'est même pas ce que je cherche : vous avez toutes votre propre tartine de merde à manger, je fais un scandale de la mienne, mais nous sommes toutes à la même cantine.

 

Gagnons toutes du temps, circulez, y'a rien à lire.

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Published by Cicciotella - dans journal intime
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