C'est un livre que j'ai achevé il y a quelques jours et que j'ai blogué ailleurs.
Souffre d'abandonnite qui, dès le stade foetal (parent non désirant, mort d'un jumeau), son enfance (parent toujours non désirant, éducation chez un tiers, séparations familiales...), a subi l'impression ou l'expérience d'être abandonné, rejeté, pas aimé, sous-estimé. Ce traumatisme, que Dufour n'hésite pas à qualifier de meurtre, est ensuite réactivé par toute expérience mineure ou majeure de même coloration que nous ne manquons pas de vivre dans notre vie d'adulte : deuils, divorces, séparations, mutations professionnelles d'un conjoint, d'un enfant, désaccords, etc.
La clé de la guérison, c'est le court-circuitage du mental, ce faux ami. Il nous aide à bâtir une résilience de secours en expliquant ("Maman ne pouvait pas faire autrement que de me laisser à ma grand-mère, elle était malade"), en déniant ("J'ai eu une enfance plutôt heureuse, je n'ai manqué de rien, après tout") ; mais à long terme, il nous a tellement coupé de nos vraies émotions en nous empêchant d'exprimer peur, colère, tristesse que celles-ci remontent et s'imposent à nous, notamment par le biais de maladie ou de problèmes comportementaux fondés sur ces émotions-là. Retrouver notre vraie émotion devant notre abandon, sans chercher à la juguler, même si elle nous gêne, c'est la garantie de finir par s'en débarrasser, pour l'avoir exprimée une bonne fois.
Je pense que j'ai suivi une thérapie comportementale qui utilisait cette technique sans que mon thérapeute m'en informe ce mois d'avril 2011... pour l'instant, les effets sont stupéfiants sur la régulation de mes compulsions...
Je découvre finalement bien tard qu'avec un mental très fort, c'est finalement une bénédiction que d'avoir la larme facile : cela m'informe qu'il y a une émotion réelle, et ça m'interroge, ça m'empêche de court-circuiter la conscience de l'émotion sous la rationalisation.
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Je me réveille depuis ce matin avec des douleurs
abominables du côté droit du ventre, près du foie, et soudain, pensant à mon père, je me demande si ma vésicule ne m'enverrait pas de ses nouvelles...
Derniers Commentaires